du 15 juillet 2012 au 25 juillet 2012
  • Nous avons laissé en poupe la petite ville de Bocas del Toro pour mettre le cap vers Escudo de Veraguas, petite île perdue au large de la côte panaméenne. Nous partons à la recherche du paresseux nain, une nouvelle espèce décrite pour la première fois en 2001.

    16 juillet 2012
  • Nous retenons notre souffle. En parfaite symbiose avec sa mère, le bébé paresseux nain nous offre son petit visage angélique. « On a vraiment l’impression qu’il nous sourit », lance le biologiste Bryson Voirin qui, en dépit de ses 10 ans d’expérience dans l’observation des paresseux, n’a jamais vu une scène aussi désarmante. Chers lecteurs, aujourd’hui la chance était au rendez-vous! Si besoin était, nous avons reçu la confirmation que ça vaut la peine de s’échiner à parcourir des dizaines de milliers de kilomètres pour témoigner de la beauté de notre monde.

    17 juillet 2012
  • Nous poursuivons nos recherches sur l’île d’Escudo de Veraguas, au large des côtes panaméennes. Aujourd’hui, un des émetteurs installés sur un des paresseux nains capturés en mai dernier a signalé la présence d’un animal au cœur de la forêt. Nous devrons poursuivre les recherches demain et nous aventurer au cœur de la jungle, mais si nous retrouvons ce paresseux en dehors des forêts de mangrove, il s’agira d’une importante découverte scientifique.

    18 juillet 2012
  • Nous venons de mettre un terme à nos recherches sur le paresseux nain de l’île d’Escudo de Veraguas et nous pouvons dire: « Mission accomplie! » Le dernier recensement de la population de ce petit mammifère endémique à l’île faisait état de 63 individus seulement! Avec son statut d’espèce en danger critique…

    20 juillet 2012
  • Cet animal souffre, il n’y a aucun doute. Sa petite tête se soulève au prix de grands efforts. De toutes ses forces, la tortue verte tente de s’arc-bouter sur ses nageoires pectorales. Un râle douloureux sort de sa gorge. Rien n’y fait. Bien coincée entre les parois du canot, elle ne pourra jamais se retourner, elle est prise au piège et on a l’impression qu’elle a compris qu’elle était condamnée. Elle a presque l’air de nous implorer : « Sauvez-moi! »

    23 juillet 2012
  • Ça grince, ça siffle, ça sonne… C’est le canal de Panama! Nous attendons dans la baie de Limón, prêts à entrer dans la première série de trois écluses, les « Gatún Locks » comme on dit ici. Nous ne sommes pas les seuls à avoir pris rendez-vous pour ce passage mythique; à quelques mètres devant nous, le Mexican Bay, un reefer*, et plus loin derrière, un autre gros navire dont on devine la vocation commerciale similaire.

    24 juillet 2012
  • Hier, je vous ai quittés en plein canal de Panama… Avant d’aller plus avant dans les deux dernières écluses, permettez-moi de faire marche arrière sur une distance d’environ 16 milles marins. À tribord, dans la pénombre, une grande île : Barro Colorado. C’est là une forêt qui s’est faite toute discrète au moment de notre passage, mais qui s’avère un endroit d’une importance capitale pour la biodiversité.

    25 juillet 2012
  • Le Panama, où nous sommes présentement, regorge d’une riche diversité de vie animale et végétale, ainsi que d’un grand nombre d’aires protégées et de parcs naturels. La forêt tropicale humide du Panama est aussi l’habitat de près de 200 espèces de grenouilles, d’à peine quelques centimètres de long et plus colorées les unes que les autres.

    26 juillet 2012
  • En 2003, Edgardo Griffith, herpétologiste réputé et directeur du centre de conservation des amphibiens de El Valle, au Panama adorait s’asseoir en forêt tropicale, près du ruisseau et écouter les chants des grenouilles qui résonnaient en chœur. Pour lui, c’était un grand bonheur.

    27 juillet 2012
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Fiches scientifiques
  • Nom commun : requin bleu
    Nom scientifique : Prionace glauca
    Taille : 3,8 m de long
    Poids : environ 200 kg (440 lb)
    Population : inconnue
    Distribution : dans les eaux tropicales, subtropicales et tempérées des océans
    Enjeu : surexploitation
    Statut Liste rouge UICN : quasi menacée

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